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Michèle - Au Coeur de Soi

Faire évoluer une situation récurrente

Comment fait-on pour changer la donne quand on vit une situation récurrente difficile, qui dure, qui dure … depuis tellement longtemps qu’on finit par avoir le sentiment qu’on ne va jamais réussir à la faire évoluer ?

Imaginons une personne au chômage qui ne réussit pas à retrouver du travail. Ou une personne seule qui aimerait trouver l’amour de sa vie, mais qui ne rencontre personne qui pourrait lui correspondre. Dans les deux situations, chaque entretien qui n’aboutit pas, chaque rencontre qui ne mène à rien, va progressivement forger des croyances : « je ne vais jamais y arriver », « je ne sais pas me vendre » (une phrase tellement horrible !), « le bonheur, ce n’est pas pour moi », « je ne suis pas compétent », « l’homme / la femme qui me correspondrait n’existe pas », « je ne suis pas aimable », « je ne vaux rien », etc.  

Quand la situation dure depuis un long moment, nous y pensons très, très souvent, comme si nous étions immergés dedans. Même en étant concentré sur une tâche à accomplir, il est possible de ressentir qu’en arrière-fond, ça continue d’être là. Le mental semble en attente, prêt à nous bondir dessus de nouveau. On peut dire que nos pensées prennent littéralement notre cerveau d’assaut et qu’elles nous font développer tout un panel d’émotions négatives autour de la situation.

Rester dans cet état d’esprit où notre estime de soi est en pleine dégringolade, que nous sommes pris par la peur du manque, de la solitude, mais aussi de l’isolement social, revient à s’enfermer de plus en plus dans la situation.

Alors que faire quand nous nous sentons comme « scotchés » à ces pensées et ces émotions ?

En tout premier lieu, il s’agit de se poser un moment et de s’accueillir dans ce qui est ressenti. Une part de nous s’épuise à nous faire signe, mais nous ne l’avons pas entendue, pas reçue. Le moment est venu de cesser de résister à l’information qu’elle nous envoie, de prendre le temps de ressentir vraiment les émotions que la situation suscite, en conscience et sans jugement. C’est vraiment un moment un moment de relation à soi, où l’on se donne de l’attention, un moment d’amour, de respect et de bienveillance envers soi. C’est là que des guérisons peuvent avoir lieu.

Si les émotions s’accueillent, les pensées, par contre, doivent être canalisées. Nous construisons notre monde avec nos pensées. Nos pensées sont extrêmement puissantes puisque tout ce qui nous vient à l’esprit peut être créé. Plus nous sommes focalisés sur la situation qui nous angoisse, plus nous l’ancrons dans notre vie.

On peut donc leur dire « Stop ! Ça suffit ! » quand les pensées de peur reviennent nous harceler. En même temps, on peut respirer dans ce moment où le stress est à nouveau là. Respirer profondément, en conscience, ce qui permet de revenir au moment présent. Ou faire ho’oponopono, qui a un effet libérateur. Répéter les phrases : « Je suis désolé.e, pardon, merci, je t’aime » en boucle, comme un mantra, sachant que l’on s’adresse à soi-m’aime quand on fait cela. Ho’oponopono n’est destiné à personne d’autre que soi-même. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire les articles que j’avais rédigés sur le sujet en 2012 : Ho'oponopono - Identité de Soi ou Ho'oponopono - Rectifier, rendre droit et guérir le monde en soi 

Nous ne nous mettons pas en lutte avec nous-mêmes en faisant cela, nous apprenons à redevenir maître en notre demeure … intérieure. À nous recentrer sur ce qui est important pour nous. Nos pensées de peur nous figent sur place. En leur demandant de cesser leur bavardage, nous nous donnons l’opportunité d’entendre notre petite voix à nouveau. Elle ne peut émerger que du silence.

Il s’agit ensuite de décider de cesser de nourrir la situation qui nous dérange de ces pensées de peur. Pour nourrir la situation que nous souhaiterions vivre. Avec ferveur et constance !

Cela peut sembler difficile à faire quand nous sommes au top du stress. C’est pour cela qu’il est nécessaire de commencer par accueillir les émotions qui sont là. Dans l’apaisement qui suit, nous mettre en mode rêve éveillé et imaginer réussir brillamment un entretien qui se termine par la signature d’un contrat, devient beaucoup plus facile. On imagine la situation rêvée, en y mettant tout notre cœur, toute la joie que l’on aurait à la vivre.

On fait et on refait l’exercice. Il est essentiel pour reformater notre cerveau parce que plus on le fait, plus on devient convaincu de notre capacité à réussir. Et vibratoirement, cela change tout. Les signaux de confiance que nous envoyons à l’univers seront bien réceptionnés !

Et en dernier lieu, il est infiniment important de se mettre dans une dynamique joyeuse, en faisant des choses qui nous plaisent. De se distraire. Mais pas uniquement avec des plaisirs éphémères. On s’implique dans quelque chose qui nous tient à cœur. On se reconnecte à la nature, à la beauté. On crée : cuisine, peinture, bricolage, jardinage, poterie, peu importe quel est notre univers, ce vers quoi nous sommes attirés, mais on crée !

Être sans travail ne nous qualifie pas. Pas plus qu’être célibataire. Aucun de nous n’est qu’une personne au chômage ou une personne seule. Et quand bien même ce texte serait lu par une personne seule au monde, au chômage et sans le sou, je vous le dis, vous êtes un être de Lumière incarné qui n’a pas encore trouvé la juste voie pour exprimer pleinement sa raison d’être en ce monde. Un être qui cherche à se reconnecter à cette réalité au travers de la difficulté. Le plus souvent, c’est dans la difficulté que nous retrouvons la voie vers notre Lumière. Car quelque chose va se révéler derrière la souffrance du moment.

Un jour, ma vie a littéralement volé en éclat parce que je m’étais entêtée à conserver certaines croyances et des comportements peu respectueux envers moi-même. Je me suis retrouvée seule au monde, à l’autre bout de la terre et sans le sou. C’est donc une situation que j’ai connue. J’ai commencé par pleurer toutes les larmes de mon corps, ne comprenant pas ce qui m’arrivait. J’ai mis du temps à me relever parce que j’avais la sensation de n’avoir plus rien à quoi me raccrocher. Mais une fois que ce monde que j’avais mis tant d’énergie à conserver a disparu, que j’ai fait les constats qui devaient être faits parce qu’enfin mes yeux s’étaient dessillés, j’ai pu aller de l’avant. La douleur a été intense, le chemin a semblé long, mais c’est probablement le plus beau cadeau que la Vie m’ait fait. Elle m’a permis de ne plus jamais oublier que je suis un être de Lumière venu faire l’expérience de la matière. Même dans la difficulté, je SAIS. Je suis un être spirituel faisant l’expérience de l’incarnation. Venu rayonner son essence ici. C’est ce qui me guide au quotidien.

Alors, oui, il faut souvent s’y reprendre à plusieurs fois pour réussir à démêler tous les fils d’une situation récurrente. Quand elle revient dans notre expérience quelque temps après que nous avons réussi à change la donne, cela ne signifie pas que la vie nous ramène au point de départ. Il est parfois nécessaire de reprendre notre « ouvrage » pour aller un peu plus loin encore, un peu plus en profondeur encore.

En étant passé par les étapes précédentes, en s’étant accueilli, en ayant libéré ce qui ne nous convenait plus, en ayant changé certaines de nos dynamiques, nous sommes devenus plus forts, plus conscients. Et cela devient de moins en moins difficile de continuer à tisser notre toile de lumière. Parce que c’est véritablement ce que nous sommes tous en train de faire au quotidien, faire de notre vie une œuvre toute en Lumière.

 

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