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  • : Je souhaite que ce blog soit un espace de partage et de ressourcement pour vous qui êtes en pleine évolution spirituelle, d’accompagnement pour vous qui sentez des changements se produire en vous actuellement sans savoir quel sens leur donner. C'est aussi le lieu où j’ai pris mon envol et pu exprimer Qui Je Suis, une fois devenue canal de Grands Guides de Lumière. Car je suis une messagère de Lumière. Là réside toute ma joie et toute ma passion pour cette vie qu’il m'a été donné de vivre.
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Qui regarde à l'extérieur rêve; qui regarde à l'intérieur s'éveille.

Carl Gustav Jung

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La vie est une habitude, alors j’ai instauré l’habitude d’une belle vie.

Joe Vitale, auteur de "Zero Limit"

Le vieux sage dit à l'empereur :

"Ta pensée est limitée, pourtant tout ce que tu es capable d'imaginer peut exister. Il n'y a rien qui soit impossible."

FUN CHANG

Qu'est-ce que l'idéal ?

C'est l'épanouissement de l'âme humaine.

Qu'est-ce que l'âme humaine ?

C'est la plus haute fleur de la nature. 

Jean Jaurès

Nous sommes ici seulement pour apporter de la paix à notre propre vie, et si nous apportons de la paix à notre propre vie, tout, autour de nous, trouve son propre lieu, son propre rythme et et sa propre paix.

Morrnah SIMEONA

Le meilleur cadeau que vous pouvez faire aux générations futures, c'est votre guérison. 

  Don Marcellino

  Homme-médecine amérindien

13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 16:15

En plein travail sur le Féminin Sacré, je libère de nombreuses énergies négatives que je ressens comme étant encore bien présentes dans mon deuxième chakra. La femme que je veux aujourd'hui incarner pleinement, c'est la Déesse. Si nous sommes capables de créer la vie en nous au sein de ce deuxième chakra, si nous pouvons mettre au monde une émanation du Divin souhaitant faire une nouvelle expérience de la vie sur Terre et incarner ce Divin dans toutes ses créations, pourquoi ne savons-nous pas créer, nous les femmes, tout ce que nous désirons ? Et je tombe sur cette méditation ....

Très belle journée à vous.

Michèle

Que la Lumière soit

Au Coeur de Soi

Nous considérons trop souvent que la puissance est un attribut masculin. Du moins, cette croyance est fortement ancrée dans notre inconscient collectif. Et pourtant la puissance est tout autant, si ce n’est même davantage, féminine car cette Shakti en nous, cette force est la puissance de création de la vie. Méditer sur le féminin sacré n’est pas un moyen de nous rendre féminine mais plutôt une rencontre avec cette incroyable force en nous.

Cette méditation est appelée méditation des femmes car elle porte sur le second chakra du corps, qui est un centre énergétique particulièrement important pour les femmes, puisqu’elles y créent la vie. Bien sur cette méditation peut être faite par les hommes en l’adaptant à leur propre système endocrinien.

Créer la vie nous semble tellement simple tant nous la voyons se re-créer sans cesse, nous avons perdu son caractère sacré. La vie se créée par l’étreinte de l’homme et de la femme qui l’accueille dans ce centre énergétique, si vivant pour elle. La sagesse amérindienne nous laisse quelques enseignements nous rappelant le caractère sacré de cette union : « L’étreinte sexuelle est créatrice d’étoiles. Elle revit l’aube du monde, sa création, voit naître le premier soleil. L’homme et la femme se placent dans sa lumière, sous sa protection. »

Les sages amérindiens ajoutent que « L’amour entre l’homme et la femme est une danse de joie, une haute célébration de vie. L’homme et la femme font l’expérience de l’amour universel dans un même corps. » C’est à travers cette expérience que la femme créée, dans ce second centre énergétique, un petit être plein de vie.

Nous évoluons aujourd’hui dans un monde dont les croyances et les valeurs ont mis à mal toute la beauté du féminin sacré, de la femme créatrice qui vit en chacune de nous. Les stigmates, les dogmes (religieux et culturels), les modes sont autant d’illusions extérieures, qui nous éloignent de notre vrai féminin sacré, de ce féminin qui aime et protège chaque vie comme son propre enfant, qui créé la beauté et l’harmonie, qui guide l’homme vers son masculin sacré.

Il existe plusieurs manières de guérir et réveiller cette partie de nous, qui nous permet d’accomplir notre mission de femme sacrée en ce monde. C’est avec beaucoup de douceur et de compassion pour vous-même que vous pouvez vous engager dans ce travail de rencontre avec votre potentiel féminin…auriez-vous assez de cette vie pour le connaître pleinement. Eveiller le potentiel créateur nous permet de faire remonter des mémoires en liens avec nos dons de création.

Comprendre le second centre énergétique, Svādhisthāna Chakra, source d’énergie créatrice

Ce centre énergétique représente notre Shakti, autrement dit notre pouvoir féminin divin qui permet la manifestation des forces suprêmes. Il est le lieu de la fécondité, de la création et de la force créative. Il se situe dans le bas ventre, à mi-chemin entre le pubis et le nombril.

Ce chakra est lié au système endocrinien de la femme, les ovaires. Sa couleur est orange. Il est en lien avec l’Eau.

Si un premier chakra harmonieux manifeste la conscience de soi « je suis », ce second centre énergétique manifeste « je ressens » lorsqu’il fonctionne bien. Il est le siège des sentiments (différents des émotions), et de notre conscience de ces sentiments. Il est la source du ressenti féminin et subtil.

Son énergie est le Chi (Qi), qui est l’énergie vitale. Autrement appelé Hara, cette force qui vient du ventre est très puissante, surtout chez la femme qui en a conscience et qui la ressent.

Ce centre porte les sentiments de soi et ceux des autres. Il permet de ressentir et surtout de comprendre les sentiments, favorisant ainsi l’empathie. Il permet l’intégration de l’âme à travers les expériences de la vie dans la matière et des sentiments concomitants.

Ce centre énergétique est fort en symbolisme, parmi lesquels la forte présence de la lune, de l’eau, des bains rituels, de la purification par les cycles naturels, le lâcher-prise et la renaissance. Tous ces symboles entrent en vibration avec ce chakra.

Ainsi, aller à la rencontre de cette partie de nous, c’est faire la démarche de rééquilibrer nos sentiments (qui sont des messages), afin de nous libérer des sentiments des autres et d’accepter les nôtres. Nous nous ouvrons ainsi au pouvoir de la création elle-même.

La méditation sur ce centre énergétique, à la rencontre de notre puissance féminine

Après s’être installée et enracinée dans la posture de méditation, nous pouvons formuler mentalement l’intention de guérir et éveiller notre féminin sacré. Puis nous portons notre attention sur le bas ventre, en plaçant notre conscience dans ce chakra.

Nous respirons profondément dans ce centre énergétique afin de nous y sentir chez nous. Nous pouvons évacuer des éléments polluants à chaque expiration. Nous pouvons nous aider du mantra Om Vam pour entrer davantage en résonance avec ce chakra.

Puis, nous ressentons la présence de nos ovaires, de notre utérus, de notre vagin, de notre vessie et du colon. Nous prenons conscience de l’ensemble de ces organes et nous décidons de lâcher prise en relâchant tout ce système. Nous laissons notre ventre prendre sa place, sans le contracter. Nous relâchons chacun de nos organes, tous les muscles abdominaux, les muscles du bas du dos autour des lombaires.

Nous prenons conscience de toute la place dont nous disposons dans notre bassin pour créer ce que nous désirons. Nous continuons de nous installer dans cette zone et nous nous y sentons bien. Nous laissons nos organes s’épanouir comme des fleurs qui s’ouvrent. Et nous sentons ce lien avec le chakra racine qui nous mène jusqu’à la Terre.

Nous respirons bien dans toute cette zone et nous sentons cette force latente et joyeuse qui siège ici. Nous restons ainsi en contact avec cette force sans la brusquer, juste en sa joyeuse présence, le temps qui nous semble juste, quelques minutes, dizaines de minutes ou plus. Nous pouvons réciter le mantra afin d’occuper le mental et ne pas l’inclure dans cette expérience de ressenti et non d’analyse.

Nous restons juste là, dans l’ici et dans le maintenant, en pleine présence de notre féminin sacré et nous savourons cette connexion et cette réintégration de cette partie de nous.

Ajouter un point d’ancrage en lien avec cette puissance féminine, pour retrouver le chemin de notre Shakti

Ne nous blâmons pas si nous n’arrivons pas à nous y connecter après une ou plusieurs méditations. Nous avons peut-être beaucoup de nettoyage à faire avant de la trouver, dans ce cas nous continuons à respirer profondément dans la zone avec l’intention d’en évacuer les tensions, mémoires et éléments polluants à chaque expiration.

Nous pouvons également travailler avec les couleurs, en projetant par visualisation des couleurs symboliques de guérison et de protection comme le vert émeraude ou le doré autour de nos ovaires. Nous pouvons aussi projeter dans ces glandes, du rose afin de soigner des blessures en lien avec le rejet de soi-même et le manque d’amour-propre. Les couleurs ne sont que des moyens d’activer certaines capacités déjà présentes en nous.

Enfin, lorsque nous nous sentons à l’aise dans cette zone du corps, en harmonie, que nous sommes en contact, même bref avec cette force féminine alors nous pouvons créer un point d’ancrage qui nous permettra d’y revenir à chaque fois que nous en éprouvons le besoin.

Pour cela, tout en étant pleinement sereine avec cette puissance joyeuse, nous joignons le pouce, l’index et le majeur de la main gauche. Puis nous définissons un mot ou un ensemble de mot qui vibre avec cette énergie. Cela peut être « j’honore la femme sacrée en moi ». Et lorsque nous prononçons mentalement ces mots alors nous exerçons une pression entre nos trois doigts. Nous répétons l’opération plusieurs fois pour bien associer cette pression à cette phrase symbolique.

Ainsi, lorsque nous sentons le besoin, dans notre vie quotidienne, de nous rappeler que nous portons en nous, cette puissance créatrice, alors nous avons juste à exercer cette pression entre nos trois doigts et ce point d’ancrage créé un chemin direct vers ce ressenti puissant et joyeux.

Les femmes n’ont pas besoin d’être féministes pour être femmes, elles ont juste besoin de se rappeler ce que leur soi supérieur sait déjà, qu’elles sont des forces créatrices puissantes, capables d’aimer chaque vie comme leur propre enfant, capables de créer du beau et du vivant, pour leur rappeler qu’elles doivent être les premières à s’aimer et à honorer cette partie d’elles-mêmes, avant quiconque.

Il n’y a pas de règles, ni de vérité dans cette méditation. Il y a juste cette recommandation de vivre la méditation avec notre ressenti et notre corps afin d’intégrer tous ses bienfaits.

Bonne pratique !

Par Sahra Leclerc

http://meditations-magazine.com/

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 20:22

Cela fait un moment que cet article est en cours d'achèvement. Je n'arrivais pas à le publier. J'ai cherché à enlever ce qui me semblait trop personnel mais cela changeait beaucoup à son propos. J'ai donc tergiversé. Je l'ai beaucoup remanié. Enlevé, rajouté, ré-enlevé, remis ... Et fini par avoir le courage de vous le confier tel quel.

C'est l'histoire de deux petites âmes qui se connaissaient bien et cheminaient ensemble depuis longtemps qui décidèrent de revenir sur Terre. La mission de l'une était de faire avancer l'autre sur son chemin d'Eveil. Elle allait donc devoir la titiller sur des choses quelque peu douloureuses. Elle allait aussi devoir jouer son rôle correctement si elle voulait que cela fonctionne comme prévu. Avant de redescendre, elle dit à l'autre : "Mais n'oublie pas qui je suis, d'accord ? ". (Adaptation librement inspirée de "la petite Ame" de Neale Donald Walsch, si je ne me trompe pas .... )

Aujourd'hui, je peux dire : " Je n'oublie pas. Tout a fonctionné parfaitement bien. Et l'Etre de Lumière incarné que je suis, aime cet autre Etre de Lumière incarné que tu es, infiniment. Et je sais que nous réjouirons quand nous nous retrouverons, de l'Autre Côté. Namasté."

Le fait d'apprendre ce qu'est le syndrome de Cendrillon a bien aidé à parachever ce qui, pour moi, représente un accomplissement.

Michèle

J’ai vécu un dimanche après-midi, il y a quelques temps de cela, deux situations bien différentes qui m’ont, toutes deux, donné de l’émotion et amené un questionnement.

Je suis toute libre ce dimanche-là puisque mon fils est avec son père. Nous décidons, avec une amie, d’aller nous promener le long de la plage qui est à deux pas de chez moi. Elle est en retard. En l’attendant, je regarde les gens sur la plage et au loin, j’aperçois mon fils, son père et sa belle-mère. Mon fils ne m’a pas vue. Je ne veux pas le mettre mal à l’aise en allant lui dire bonjour ni le déranger dans ses retrouvailles avec un papa qu'il ne voit plus aussi souvent qu'avant, alors je me contente d’observer la scène mais de m’observer également dans cette scène. Revient en moi le sentiment diffus d’être « l’exclue ».

L’exclue parce qu’il y a deux ans et demi maintenant, au tout début de leur relation, la belle-mère de mon fils a imposé à son père qu’il cesse toute communication avec moi. Ce qu'il a fait. Mais cela n'a pas suffi. Petit à petit, il est devenu évident que, dans leur fantasme, ils devenaient les "nouveaux parents" et que je devais être remisée au rang de nounou, sans plus aucun pouvoir de décision. Au terme d'une bataille juridique qui a duré deux ans, j'ai retrouvé ma juste place. Compris le pourquoi du comment de tout un parcours de vie : vie de femme et de mère. Et je suis devenue un pilier pour moi-même mais aussi pour mon fils.

La famille que j’avais fondée à Tahiti, loin de ma propre famille, était importante pour moi, même s’il y avait eu séparation du couple deux ans auparavant. Nous avions donc continué à entretenir de « bonnes relations » jusqu'à cette rencontre. J’étais dans l’idée également qu’un enfant grandit plus harmonieusement dans un climat harmonieux.

Si je mets « bonnes relations » entre parenthèses, c’est que ces deux années m’ont appris combien j’étais peu au clair sur ce que je vivais et à quel point il était nécessaire qu’il y ait cette abrupte rupture de toute relation et que je vive les prises de positions abusives du nouveau couple. Cela était nécessaire à mon évolution, spirituelle d’une part, mais aussi et surtout – surtout – à mon évolution en tant que femme. J’avais mis de nombreux voiles sur ce que je vivais réellement dans cette relation. J’étais complètement cramponnée à l’idée de la famille que nous avions formée et que nous devions continuer à former coûte que coûte ! Parce que je ne me sentais pas capable d’assumer seule, tout bonnement.

L’univers m’a donc amenée à revisiter tout cela. J'ai passé plusieurs mois à accueillir de multiples douleurs, de manière intensive. Pas facile, facile mais j'ai survécu. Ensuite, j'ai littéralement halluciné des découvertes que cela m'a amenée à faire sur mon propre compte, sur la somme des dépendances que j’avais mises en place pendant 12 ans, sur l’énormité du non amour de moi dans lequel j’avais vécu.

Je vivais avec quelqu’un qui ne supportait pas les personnes en surpoids (un truc assez viscéral chez lui, une vilaine mémoire se cache là derrière). J’en ai profité pour prendre 40 kilos en dix ans de vie commune. Il avait aussi du mal avec l’âge bien qu’il se soit choisi une compagne plus âgée que lui (cad moi). Quand j’ai commencé à avoir quelques cheveux gris et quelques rides, je me suis retrouvée à être observée à la loupe, régulièrement. Pour vous mettre à l'aise, y a pas mieux ! Alors que j’adorais partager mes découvertes spirituelles, lui n’avait aucun goût pour aucune forme de discussion un tant soit peu profonde. Il vivait en surface de tout, parlait voitures ou golf. Surtout ne pas voir tout ce qui se tramait en lui. Ma spiritualité était reléguée à « mon monde à moi ». C’était le truc dont il ne fallait pas parler, pas plus en société, qu'à la maison. J'essayais de pratiquer le 100 % responsable et lui cherchait constamment des coupables, pour tout ce qui lui arrivait, rageur et vindicatif.

Mon fils ayant grandi, j’ai voulu recommencer à travailler un peu mais je n’arrivais pas à relancer mon activité, mes efforts se soldaient tous par des échecs. Je n’avais plus aucun argent. Je vivais sur du « rien ». Nous n’avions jamais mis en place un compte commun. Je devais donc demander pour me racheter une chemise ou un slip. Je demandais le strict minimum.

J’ai fini par ne plus me sentir bonne à grand-chose, à tel point que je ne savais plus manger sans me tacher. Je me sentais tellement inadaptée, tellement peu à ma place dans cette vie que je vivais. La Miss Perfection que j’avais été auparavant, jolie, fine, apprêtée, indépendante, pleine déjà d'une grande sagesse, avait mis les voiles je ne sais où et refusait obstinément de revenir. A la place, je vivais avec une bonne femme empotée, enrobée, vieillissante, mal habillée et sans le sou. Un truc de dingue ! La honte, à son point culminant (oui, je sais, blessure d'humiliation selon Lise Bourbeau). Ce sentiment d’inadaptation n’était pas nouveau, il m’avait hanté toute mon enfance et mon adolescence. Très régulièrement, j’entendais : « Incroyable, ta mère ne sait pas manger autrement que comme une cochonne. » Je l’ai entendu tellement souvent que cela ne me choquait même plus tant que ça. J'étais juste gênée que cela soit adressé à mon fils. De temps en temps, j'osais une petite récrimination et je me faisais répondre : « Oh, mais qui aime bien, châtie bien, ma chérie ! ». Bien sûr !! C’est en en parlant à des amis et en voyant leur regard effaré et leur indignation que j’ai mesuré l’impact que ça avait pu avoir, tant sur moi que sur mon fils. Et ce que cela signifiait vraiment.

Mais j’étais tellement reconnaissante que cet homme m’ait « permis » de devenir maman. Tellement, tellement ! Oui, parce que, dans mon imaginaire, c’était lui qui m’avait permis de … Je me sentais redevable du début de mes orteils jusqu’à la pointe de mes cheveux. Ca aurait pu durer éternellement. Tellement reconnaissante aussi qu’il m’ait « permis » de prendre le temps d’élever cet enfant. Et même si je me faisais regarder de travers pour tout … pas grave … Il montait toujours plus haut sur son piédestal (il existe un modèle de piédestal avec manette que l'on peut faire monter, monter, monter ... je sure que certaines connaissent) et moi, je m’enfonçais toujours plus sûrement dans un mal-être de plus en plus profond.

Quand le mal-être est devenu insoutenable, il m’a bien fallu prendre des mesures. J’avais fini par me retrouver à l’hôpital, lors de « vacances » en Australie, affaiblie au dernier degré … par tout ce mal-être. J’ai failli ne pas pouvoir rentrer et je me suis fait très peur. J’ai pris la décision de la séparation au retour, de manière abrupte et sans filet. D’un coup, d’un seul, je ne pouvais plus demeurer dans ce couple que nous formions.

J’ai fait ma première canalisation, de Marie, trois semaines après. Révélateur, n'est-ce-pas ?!

Mais, je suis aussi passée du statut de « mère au foyer » à celui de quasi « indigente » … Bon, soyons franche, indigente, je l’étais déjà avant ! Je n’ai fait que me le faire voir plus ostensiblement encore.

Et contre toute attente, nous avons continué, tranquillement, dans la séparation, à fonctionner presque tout pareil qu’avant. Quand il venait chez moi, il remettait les choses « en place ». Je rangeais mal mes affaires, semble-t-il, ou ne connaissais pas la bonne place des choses. Il faisait son important, le regard sévère et continuait de piquer, par moments, de terribles colères contre notre fils. Moi, je continuais à lui être reconnaissante, infiniment, encore et encore. Parce qu'il m'aidait financièrement.

Je continuais à m’occuper de tout ce qui concernait notre fils. J’assumais les allers-retours à l’école ainsi que ceux chez papa le soir pour le récupérer et le faire dormir chez moi (car il ne le prenait que pour dîner avec lui). J’assumais toutes les sorties d'école, les mercredi et vendredi après-midi, les journées pédagogiques, les vacances et les devoirs. Garderie ? Pas les moyens.

J’assumais les mauvaises nuits, les maladies, les rendez-vous chez le médecin. J’assumais les mauvaises journées, les colères, les tristesses, les attentes concernant l’envie de passer plus de temps avec un père qui, lui, ne voulait que les bons moments. J’assumais le " papa héros ", frais et fringant, et la maman qui n'en peut plus, échevelée et angoissée. Là, je suis sure que certaines vont se reconnaître.

J'assumais aussi (oh oui, je sais, vous allez rire) d'être là, toujours présente et disponible, pour qu'il ne se sente pas seul au monde, ce père. Je lui disais aussi de sortir, d'aller s'amuser et rencontrer de nouvelles personnes, pendant que je gardais le p'tit. Pour qu'il se sente bien dans sa peau, ce père. OK, c'était aussi dans l'espoir secret qu'un jour, avec un peu de chance, il rencontre une petite copine qui l'occuperait ... Sa constante présence dans ma vie de femme "libre" devenait de plus en plus pesante mais je n'osais pas le lui dire. Je n'en parlais qu'à mes amis et encore, qu'aux moments d'implosion intérieure ... Dans les autres moments, je disais : « Tout va bien !! Non, vraiment, super ! Tout est OK dans mon monde ! » Quand ils essayaient de me faire voir qu'il y avait comme un problème, je leur disais « Mais non, vous ne comprenez pas comment c'est bien tout ça ! » Madame Bisounours au sommet de son art !

Et je m’astreignais à essayer de trouver un petit peu de temps par ci par là et un peu d’énergie pour mettre en place de quoi subvenir à mes besoins. Ratant tout sur mon passage, encore et encore ! La peur au ventre de finir sous les ponts …

Vous comprenez pourquoi, l’univers m’a invitée expressément, un beau matin, à passer tout cela au tamis. Bien fin, le tamis ! Il a fallu tout voir.

Il ne s’agit pas ici de juger l’attitude du père de mon fils mais de voir ce que nous mettons en place quand nos mémoires prennent les commandes (nous sommes d'incroyables créateurs !!). Et qu'il faut être deux pour que ça marche.

L’abuseur n’existe que parce que l’abusé existe lui aussi. Et je dirais même plus - car nous pouvons aller bien plus loin et sortir complètement du cadre - : l’abuseur existe parce que l’abusé a la capacité de se libérer de ses chaines. Et que son existence même donne une chance à l’abusé de retrouver sa souveraineté. Il y a donc là un merveilleux cadeau. Plus les chaines de l’abusé sont épaisses et nombreuses, plus l’abuseur devra remplir son rôle avec vigueur.

Notre chemin à tous est de redevenir un Dieu flamboyant. L’abuseur d’un moment deviendra l’abusé à un autre moment. Car la Vie nous sollicite tous pour que nous retrouvions notre Souveraineté. Et ne croyons pas que l’abuseur a la vie belle. Non, s’il est devenu abuseur, c’est que sa crainte d’être abusé est encore plus grande que celle de l’abusé. Mais c’est une crainte plus profondément enfouie. L’abusé veut bien laisser resurgir les mémoires qui l’encombrent, histoire de s'en libérer. Même s'il n'en n'est pas parfaitement conscient. L’abuseur, lui, vit dans la peur panique de les voir revenir à la surface de son être. Il se débat comme un beau diable - l'expression est parfaite – pour que cela ne soit pas. Mais la Vie nous débusque toujours dans tous nos errements. Je parle là, bien sûr, d’abuseurs communs, de ceux que l’on croise tous les jours sur notre route. De ceux que l’on a pu être à certains moments de notre vie. Ben oui, même vous et moi, avons pu l’être avant de choisir de dévier vers la merveilleuse route de la vie en conscience, la voie royale de la liberté.

La relation que nous entretenions le père de mon fils et moi s’était mise en place petit à petit, sans même que nous nous en rendions compte nous-mêmes. J’avais retrouvé plusieurs vies que nous avions vécues ensemble, cette relation était donc karmique. Il était évident pour moi - même si j’avais relevé dès le début plusieurs « trucs qui coinçaient très fort » - que nous devions nous lancer dans cette aventure. Mais je n’avais pas encore le bagage que j’ai aujourd’hui pour comprendre le pourquoi de ces retrouvailles, ni mesurer l’ampleur de la tâche à accomplir ! Qui était de travailler ‘’ensemble’’ à nos plus grandes blessures. Nous en avions le potentiel, à un certain niveau. Mais malheureusement, le côté humain, les blessures que nous portions, ont fait blocage. Sa jeunesse et son manque de maturité, aussi. Et malgré ma capacité à « voir » autrement, nous avons progressivement plongé au cœur de nos plus grosses problématiques respectives. Très vite, en fait, nous avons cessé de nous aimer comme un couple. Parce que sa mère était partie trop tôt, cette compagne plus âgée qu'il s'était choisie devais devenir la mère qui lui avait tant manqué dans son enfance, la maman qui comprend tout, apaise et réconforte. Mais n'étant pas dans la conscience de la chose, mon rôle à ses côtés est devenu confus, entre attirance et haine. Et parce que ma mère n’avait pas su m’aimer, il devait devenir l’enfant que j’allais accepter et aimer de manière inconditionnelle. Peu importaient les caprices, les colères et les manipulations. Je connaissais la profondeur de ses blessures et la douleur que nos blessures représentent.

Je suis ainsi devenue une femme-mère s’affaiblissant constamment face à un homme-enfant devenant toujours plus omnipotent. Pendant toutes ces années, j’ai utilisé toute mon énergie à l’apaiser, encore et encore. Comme si l'apaiser était la seule option possible. Réminiscence d'une enfance avec une mère-enfant omnipotente.

On pourrait estimer que j'ai manqué à mon devoir de dire "Stop" à chaque fois que nécessaire, ce qui aurait été bon pour nous deux. Sauf que ce mot ne faisait pas partie de ma panoplie de gentille aventurière de la Vie.

Quand le puzzle s’est rassemblé, croyez-moi que j’en ai été dans une stupéfaction indescriptible. Personne d’autre que moi n’a vécu ces années. Non, non, c’était bien moi. Et pourtant, j'ai l'impression de n'avoir rien vu.

Enormissime, n’est-ce pas ? Pour une femme qui a fait des études universitaires, a été élevée pour être indépendante financièrement parlant (officiellement tout du moins, parce qu'officieusement je sentais combien mon père était inquiet de me laisser aller dans le monde quand j'étais jeune, me coachant scrupuleusement pour tout, comme si j'étais prédestinée à me faire rétamer à chaque expérience). J'étais aussi une femme en pleine évolution spirituelle, souhaitant vivre sa vie en conscience. Canal de Lumière qui plus est …

Mais c’est véritablement l’énormité de « là où j’en étais arrivée » qui m’a permis d’aller vers cet amour de moi, cet accueil de tout ce que je vis. Cet amour de tout ce que j’ai vécu. Parce que l’enseignement qui a suivi a simplement été tout aussi énorme que ce que je me suis fait vivre.

Si j’ai vécu tout cela, c’est que je devais me raconter à nouveau l’histoire de toutes ces femmes abusées, dépendantes, victimisées que je portais en moi. Elles demandaient à être libérées pour laisser la place à toute une sagesse qui demandait, dans le même temps, à resurgir.

Je pense également que c’est mon « énormité » qui m’a permis de me laisser ré-enseigner tout ce que mes guides avaient à me ré-enseigner. Quand on part d’aussi bas, la main qui vient à vous, qu’elle soit physique ou non, on la prend.

Il ne faut pas croire non plus que j'ai cessé totalement d'aller à la rencontre de Qui Je Suis vraiment au contact de cet homme. Bien au contraire. J'ai continué d'avancer, de cheminer, d'explorer des pistes, de libérer des mémoires.

Et puis, j'ai fini par le prononcer ce "STOOOP !!!" dont je ne semblais pas équipée et que je n'avais donc jamais su dire. A personne. Un "Stop" qui pourtant existait en moi depuis l'enfance. Un "Stop" silencieux, qui n'était jamais sorti, n'avait jamais été vécu.

Et il n’a finalement fallu que deux petites années pour que je remette ma vie d’aplomb et que je me (re)trouve. Ce n’est peut-être pas encore tout à fait terminé. Nonobstant, j’ai quand même presque tout changé, je me suis relevée, je me suis épanouie et je vis maintenant une partie de mes rêves.

Mais pour en revenir à ce dimanche après-midi du début de mon histoire, quand mon amie est arrivée, nous avons fait la promenade prévue et, dans le fil de la discussion, je ne me suis pas sentie reconnue en tant que messagère et canal de Lumière. On se connaît pourtant plutôt bien et on échange souvent toutes les deux. Je me suis dit que ça devait être moi qui comprenait mal les choses, un peu perturbée par la situation antérieure … Mais je me suis sentie infiniment dérangée. Mes guides étaient en train de me souffler par son entremise que je ne m'accordais pas encore suffisamment de reconnaissance.

Il ne semblait pas y avoir de lien entre ces deux situations, mais le simple fait qu’elles se produisent au même endroit, un même après-midi, a alerté l’observatrice en moi. Confusément, je pressentais qu’il devait y avoir là quelque chose à comprendre. J’interrogeais donc mes guides : c’est quoi le lien ? J’entendis alors : syndrome de Cendrillon.

Cela a fait tilt. Une partie du mystère s’éclairait ! Mais oui, bien sûr ! Cendrillon, c’est cette personne qui est l’exclue dans sa propre famille et que l’on a remisée au rang de souillon. Elle s’occupe de toutes les tâches ingrates pendant que les autres se gonflent d’importance. Elle ne réclame rien et surtout pas qu’on la reconnaisse comme l’égale des autres. Elle est la gentillesse incarnée, qui se laisse allègrement marcher sur les pieds - jusque là, c'est tout moi ! - Mais elle finit un jour par tomber sur un prince charmant qui s’aperçoit immédiatement de sa beauté, une beauté qu’elle cherche néanmoins à cacher encore parce qu’elle ne s’imagine pas être vraiment cette personne belle et méritante qu’il voit. Mais, qu'importe, il la révélera au monde et à elle-même !!

J’entendais bien les similitudes avec ce que j’avais vécu. Mais ça ne m’expliquait pas tout. Je sentais qu’il m’en manquait un bout. Je suis donc allée voir sur internet si ce syndrome avait une quelconque existence, ailleurs que dans le monde de mes guides … c'est magique internet ... et j’y découvris qu’une psychologue américaine, Colette Dowling, avait publié un livre dans les années 80 sur un certain « complexe de Cendrillon ». Voici ce que j’en ai lu ….

Colette Dowling, femme très au fait des rouages de l'âme humaine, financièrement indépendante, a observé qu’elle avait, malgré tout, le sentiment de ne pas être pleinement libre et d'attendre quelque chose. Elle a procédé à une étude approfondie de la chose, auprès de nombreuses femmes, et constaté que beaucoup ne réussissaient pas comme elles l'auraient du. Elle en a conclu que nous ne serions pas programmées pour le succès et attendrions, telle soeur Anne, une intervention extérieure pour flamboyer …

« On nous a préparées par notre éducation à dépendre d’un homme et à nous sentir nues et terrifiées si nous en sommes dépourvues. », nous dit-elle. Les femmes ont peur d’être indépendantes et désirent inconsciemment être prise en charge parce qu’elles n’ont pas été préparées à la liberté. « Et elles répondent, dès lors qu’elles se mettent à vivre avec un homme, au besoin profond d’être prises en charge. »

Ah ah !

Je commence à comprendre pourquoi certaines choses n’avancent pas aussi rapidement que je le souhaiterais dans ma vie d’aujourd’hui et pourquoi je me surprends à intervalles réguliers à soupirer que, ah, si j’avais un homme dans ma vie … la vie serait plus facile, plus fun … Qu’il m’aiderait pour la maison (quand les plombs sautent toutes les deux heures et que je ne sais pas pourquoi …), pour l’organisation de mes ateliers (quand j’aimerais faire une vidéo et que je ne sais pas comment …). Que je me sentirais moins « baudruche qui se dégonfle » face aux demandes de jeu de mon fils (courir, sauter de partout, taper dans un ballon, nager, plonger, le tracter en filant comme le vent dans l’eau alors qu’il est sur son boogie ...) parce que je pourrais lui refiler une partie de la tâche ...

« Quoi ?!! Mais qu’est-ce que tu racontes ?!!! » s’exclame aussitôt, à chaque fois, une autre part de moi. « Aurais-tu oublié que tu as à tes côtés une armée d’anges et de guides qui font tout pour te la faciliter, ta vie ?! Que quand les plombs sautent et que tu leur demandes ce qui se passe … ils t’envoient directement et miraculeusement jusqu’à la prise qui provoque ça. Quand même !! ( oui, c’est vrai ! Et même l'histoire des vidéos est en train de se mettre en place comme par miracle ...). Et puis, rappelle-toi que tu ne veux plus avoir « besoin » d’un homme dans ta vie comme si tu ne savais pas faire toute seule car ce que tu souhaites vraiment c’est trouver ta flamme jumelle et continuer, avec lui, à explorer la magie de la vie !! ( ah, oui ! C’est vrai ça ... trouver flamme jumelle ... ) ».

Colette Dowling a également écrit un autre livre, intitulé « Cendrillon et l’argent » où elle explique pourquoi certaines femmes ont tant de mal avec l’argent. Comme si elles entretenaient la croyance qu’avoir de l'argent serait synonyme d'indépendance et donc de solitude parce que ça reviendrait à dire : « Je n'ai besoin de personne ». Ce qui bloquerait, conséquemment, la venue de Prince Charmant. Parce que, lui, doit forcément être un sauveur. Mais s’il n’y a personne à sauver, hein ? L’espoir de trouver Prince Charmant s’amenuise considérablement …

Et on se mettrait dans des situations délicates, voire de précarité, pour que survienne ce beau chevalier qui nous sauvera ? Oh wouaou !

Depuis le mois de décembre, je sais que je suis en pleine clôture de dossiers. Ca défile. Si mes guides m’ont soufflé cette histoire de syndrome de Cendrillon à l’oreille, c’est pour que j’en clôture quelques-uns de plus.

Celui de « celle qui ne sait pas faire toute seule », par exemple. Cela fait un peu plus de deux ans que la maman que je suis, prouve tous les jours qu’elle sait faire toute seule. Il fallait juste que je me le dise « officiellement ». Pour libérer les quelques restes de ‘’scrongneugneu’’ qui voilaient encore le ciel. C’est curieux comme on peut conserver, contre toute logique, une vieille croyance tant qu’on ne s’est pas mis(e)s en face des faits. Le travail de Byron Katie est tout indiqué dans des cas comme celui-là (The Work ou Le Travail, en français : http://thework.com/sites/thework/francais).

Mon fils m'ayant été confié par la justice des hommes et son père restant parfaitement à l'écart de ma vie, je jouis en plus aujourd'hui d'une incroyable liberté mais il a fallu qu'une amie me le dise pour que je le vois et m'en réjouisse.

Cela me rappelle une conférence audio de Neale Donald Walsch. Une femme était venue exprimer au micro le fait que, depuis deux ans, elle n’arrivait pas à faire décoller son activité de thérapeute. Elle ne cessait de craindre de se retrouver sans plus aucuns moyens financiers. Je me sentais, à l’époque, tellement concernée moi aussi par la question que j’avais dressé l’oreille. Neale Donald Walsch lui avait demandé ce qui s’était passé, au cours de ces deux années, pour qu’elle ne finisse pas réellement sous les ponts. Elle avait réfléchi pendant un moment (moi de même) avant de répondre qu’il s’était toujours passé quelque chose qui avait fait qu’elle évitait chaque fois le pire. Pareil pour moi !! … Neale ‘’nous’’ a alors fait prendre conscience à quel point l’univers nous soutenait, malgré tout. « Cela fait donc deux ans que l’univers vous soutient ! » nous a-t-il dit … Révélation !! J’ai cessé de craindre le pire et commencé à vivre les choses avec bien plus de confiance. C'est grâce à cela que je suis devenue autonome.

Mais cela ne me suffit plus ! Je veux maintenant flamboyer plus, réussir plus, vivre mes rêves plus, ma mission, plus ;

Connaître plus, rencontrer plus, aider plus, d’hommes et de femmes sur leur chemin de Lumière ;

Etre heureuse, plus, épanouie, plus, rayonnante, plus ... femme, plus ...

La Femme Divine que je suis est appelée au poste de Commandement !! S'il vous plait !! ... Bon, elle est où ? Elle s’est perdue ou quoi ? Non ? Elle se préparait ? Ah ! Elle est déjà là ??? Mais où donc ?? Aah, juste là sous mon nez ?!! Okay !!

Mesdames, vous qui me lisez, si vous sentez qu’une femme Cendrillon existe encore dans un petit recoin de votre être – voire un gros - en prendre conscience, ça peut aider. En tout cas, pour moi, ça a été lumineux pour mettre un terme (le mot et la fin - le mot de la fin ?!!) à ce qui m'a occupée si longtemps !

Avec beaucoup d’amour !

Michèle

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 23:42
Le retour de la femme libre

J’ai reçu cette canalisation faite par Pamela Kribbe il y a quelques temps. Je vous avais déjà fait connaître Pamela Kribbe. Elle a longtemps transmis Jeshua exclusivement et je reconnaissais fort l’énergie de Jeshua dans ses transmissions. Cela a souvent contribué à me rassurer par rapport à mes propres canalisations, quand je débutais. Aujourd’hui, tout comme pour elle, c'est un trio qui m'apparaît, Jeshua, Marie et Marie-Madeleine, tous trois présents dans mes canalisations, mais seul l’un d’eux va s’exprimer.

Je ressens les énergies de Marie et Marie-Madeleine de manière très différentes. Marie est toute amour, douceur et sérénité. Elle est la paix incarnée. Chez Marie-Madeleine, il y a plus de pétillement mais aussi une forme de fermeté plus importante.

Dans cette canalisation de Pamela Kribbe, le trio christique parle des blessures de l'énergie féminine et de ses conséquences sur les hommes tout autant que sur les femmes.

Cette lecture est intervenue, bien évidemment, à un moment clé de mon évolution. Je suis "retombée" dessus hier ... Elle revient à nouveau à un moment important. Je l'ai donc relue.

Je travaille souvent sur les blessures de l'énergie féminine avec les femmes qui s'adressent à moi. Avec une immense compassion puisque je sais, je connais bien. Moi aussi, j'ai choisi de me réincarner en femme dans cette vie-ci et entrepris de mener à bien un travail de libération de ces blessures, un travail qui a déjà bien progressé bien qu'il ne soit sans doute pas encore terminé Mais je sais aujourd'hui toute la puissance, toute l'assise que l'on peut ainsi retrouver en soi. Je sais aussi toute la paix, tout l'amour qu'on y gagne.

Pourtant il m'a aussi été donné d'observer d'autres formes de blessures de l'énergie féminine. Des blessures qui peuvent amener certaines femmes à se conduire d'une manière qui manque terriblement d'intégrité, et peut nous faire grincer des dents quand on est confrontés à elles.

Dans leur monde, les hommes sont utilisés, manipulés pour gagner en pouvoir. C'est à travers eux qu'elles acquièrent une assise dans leur vie. Elles maltraitent ainsi leur énergie féminine car leur corps - siège de leur temple intérieur - est considéré comme un objet destiné à servir leurs objectifs.

Et, toujours dans leur vision du monde, les autres femmes représentent des concurrentes, des rivales qu'elles malmènent en se sentant justifiées de le faire car elles cherchent souvent ainsi à prouver à l'homme qu'elles ont conquis, à quel point elles l'aiment. Oui, mais au détriment des autres ...

Et elles se perdent dans des enchevêtrements d'attitudes bourreau - victime car elles se pensent victimes mais sont en réalité dans des jeux de manipulation (mensonges, abus, violence) dans lesquels elles essaient de mener la danse et de contrôler tout ce qui se passe sur leur terrain de jeu.

Mais j'ai pu ainsi voir quelque chose que je n'imaginais pas exister en qui que ce soit, un "vide" ... sensation très bizarre de rentrer dans le regard d'une personne sans atteindre quoi que ce soit ... si ce n'est du "vide". Et c'est probablement ce à quoi mène un manque d'intégrité répété, vis à vis de soi-même d'abord et vis à vis des autres ensuite. Je ne savais pas que cela existait et pourtant je l'ai vu très clairement dans le regard de l'une d'entres elles. C'est une découverte qui a à nouveau bouleversé profondément ma vision du monde. Bien que j'ai mis du temps à comprendre véritablement ce que j'avais vu.

Le manque d'amour de soi que vivent certaines d'entre nous peut être si profond qu'il en devient insondable ...

Leur peur de la Vie, dans cette incarnation féminine, est si intense qu'elles en deviennent violentes et manipulatrices. Un peu monstrueuses pourrait-on dire, à tel point qu'on a bien de la difficulté à avoir de la compassion pour elles.

Et pourtant ... Si on y regarde bien, on peut se rendre compte qu'elles rêvent d'une vie idéale ... elles aussi. Qu'elles sont dans d'innombrables illusions et constructions chimériques ... chimériques parce qu'on sait bien ce que la peur engendre ... Eh oui. C'est le lot de chacune d'entre nous avant que nous ne commençions à assumer notre carnet de route, notre plan Divin.

Mais surtout elles vivent un immense, insondable, vide ... d'Amour ... Et rien n'est pire que cette absence-là ...

Les blessures de l'énergie féminines sont nombreuses. Elles prennent des apparences diverses et variées. Pour certaines, nous allons avoir un grand élan de compassion. D'autres vont nous rebuter, nous inquiéter ou nous amener à juger. Mais ne nous confrontent-elles pas toutes à nos propres blessures ? Celles qui remontent à si loin dans notre mémoire d'âme que nous n'en n'avons plus connaissance, si ce n'est par l'émotion qu'elles nous font vivre aujourd'hu. Ne nous mettent-elles pas toutes, dans le même temps, sur la voie des retrouvailles avec notre véritable nature.

Je l'ai peut-être déjà dit dans un autre article - tant pis si je me répète - mais c'est facile d'émaner l'amour avec nos proches, nos amis, ceux qui sont ou pensent comme nous. C'est autre chose que de le faire au coeur de l'adversité. Mais c'est là, justement, que se trouve l'opportunité de nous voir telles que nous sommes réellement. Sans fard. Suis-je amour dans cette situation ? Non ? Je me sens pleine d'émotions négatives ? Pleine de peurs ? J'ai envie de mordre ? Ok ! Très bien, voilà une bonne occasion de me défaire d'un de mes vieux oripeaux.

Alors accueillons les expérience qui nous défient et viennent nous faire voir le manque d'amour en nous. Même si c'est difficile ! Et au coeur de ces situations, choisissons toujours, en conscience, la voie de l'Amour.

Nous saurons ensuite construire tout ce que nous souhaitons, avec équité pour toutes les personnes concernées.

Nous saurons être l'Amour que nous Sommes ! Véritablement ! Une vraie fontaine d'amour qui se déverse sur tous.

Nous saurons jouir de la beauté et de la justesse de notre incarnation de femme !

De la plénitude de l'équilibre entre féminin et masculin retrouvés en nous !

Notre liberté deviendra la liberté de tous !

...

Et voilà,

et je vais m'arrêter,

et vous souhaiter une belle lecture ...

dans la grâce de l'Amour véritable !!

Michèle

Que la Lumière soit

Au Coeur de Soi

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Chers amis,

Nous sommes présents ici aujourd'hui tous les trois : Jeshua, Marie et Marie-Madeleine. Nous sommes honorés d'être ici avec vous. Nous vous voyons comme nos frères et nos sœurs. Nous sommes Un par le cœur. Et pour moi, Jeshua, c'est très libérateur d'être ici aux côtés de mes amies, parce que je suis souvent considéré comme le seul représentant de la conscience christique. Mais ce n'est pas l'entière vérité. Des femmes ont été présentes à mes côtés pendant ma vie sur Terre et elles ont été essentielles à ma mission.

À l'époque, il n'était pas acceptable pour les femmes de faire ce que j'ai fait, d'être un enseignant public. Mais ma mère et Marie-Madeleine étaient toutes deux des guerrières spirituelles. Elles m'ont aidé à planter les graines de la conscience christique. Aujourd'hui, nous parlons des énergies masculine et féminine. Mes compagnes d'âme et moi parlons d'une seule voix. Dans votre histoire, l'énergie féminine a été profondément blessée. Cela a eu des conséquences importantes à la fois pour les hommes et pour les femmes sur Terre. Ce ne sont pas seulement les femmes qui ont souffert de la domination masculine, les hommes aussi ont été blessés.

La blessure féminine

Nous allons d'abord parler de la blessure féminine. Nous vous demandons d'imaginer une femme. Elle représente la totalité de l'énergie féminine. Cette énergie féminine a été dégradée, et traitée avec violence. L'effet que cela a eu sur les femmes est que celles-ci se sont retirées de la partie inférieure de leur corps, là où réside leur puissance. Spécialement lorsqu'il y a eu des violences sexuelles. À cause de ce trauma, les femmes ont retiré leur conscience de la partie inférieure de leur corps.

Il leur est devenu difficile d'être conscientes d'elles-mêmes et enracinées. Projetez cette femme devant votre regard intérieur. Elle représente l'énergie collective des femmes. Dans cette image, vous pouvez visualiser une sorte de trou dans son ventre. Elle a retiré sa conscience de cette zone et elle se sent en insécurité parce qu'elle manque de fondations. Dans son ventre, vous pouvez entendre des cris de douleur et d'angoisse.

Nous aimerions inviter chacun de vous, homme ou femme, à envoyer de la lumière à cette femme, en direction de son ventre. De cette façon, vous vous offrez aussi de la lumière.

À présent, Marie-Madeleine prend la parole.

Je suis Marie-Madeleine. Je vous aime profondément. Je suis toujours avec vous. Je me suis élevée au-dessus de la blessure féminine et je souhaite à présent toucher avec douceur cette zone douloureuse pour aider les femmes à renaître avec joie et fermeté, et qu'ainsi, la puissance féminine puisse revenir pacifiquement. Je ne veux pas de conflits. Je viens en paix et je lance un appel particulier aux femmes.

Toutes, vous avez été blessées au cours de l'histoire, mais actuellement, vous retrouvez votre force. Cette époque est la vôtre.

La blessure chez les hommes

Je souhaite vous rappeler que les hommes ont aussi besoin d'aide. Vous, en tant que femmes, êtes familières de cette blessure présente dans votre ventre, de la douleur et du trauma d'avoir été dégradées. Mais qu'est-il arrivé aux hommes ?

À cause des énergies masculines dominatrices dans le passé, du pouvoir et de l'oppression exercés, les hommes ont été forcés de fermer leur cœur. Ils ont dû être forts et durs. C'était une sorte d'image idéale de l'homme.

Mais ainsi, les hommes se sont coupés de leur part féminine. Beaucoup d'entre eux se sont retrouvés enfermés dans leur tête. Il leur est devenu difficile d'exprimer leurs émotions et leurs sentiments. Et leur incapacité à se connecter à leur part féminine, à leurs sentiments, est aussi une blessure. Vous ne vivez pas pleinement votre vie lorsque vous n'avez pas accès à vos sentiments. En fait, vous êtes déconnectés de votre âme.

Et par conséquent, chez les hommes, il peut y avoir un sentiment de solitude et de séparation perçu comme un trou dans leur cœur.

Vous voyez donc que les hommes et les femmes ont été tous deux blessés dans le passé. La blessure des femmes est localisée dans leur ventre, la blessure des hommes est comme un trou dans leur cœur.

Femmes, tendez la main aux hommes

Je veux dire ceci aux femmes : à mesure que vous regagnez votre puissance, que vous reconnaissez votre véritable force, tendez la main aux hommes. Ils ont besoin de votre aide. Ils se sont coupés d'eux-mêmes, ils sont devenus des étrangers chez eux. Ayez de la bonté, soyez compatissantes envers eux.

Parce que la nouvelle Terre ne peut naître que si les deux sont en harmonie. Si l'homme et la femme comprennent leurs blessures mutuelles, ils peuvent bâtir un pont entre eux.

Je demande donc aux femmes de se joindre à moi et d'envoyer de la lumière dans le trou qui est dans leur ventre, et de cette lumière jaillit une corde qui va droit dans la Terre.En tant que femmes, ressentez votre connexion à la Mère Terre. Vous êtes si puissantes et si essentielles à la vie. Souvenez-vous de votre véritable force.

Et à mesure que vous redevenez conscientes de vous-mêmes, tendez la main aux hommes et envoyez de la lumière dans le trou qui est dans leur cœur.

Vous êtes faits pour vivre dans la joie

Vous êtes au seuil d'un temps nouveau. Vous êtes faits pour vivre ensemble en tant qu'hommes et femmes, pour avoir de la joie et rire ensemble en tant qu'êtres humains.

En beaucoup d'entre vous, je vois des guerriers fatigués. Vous avez tant lutté et certains d'entre vous sont très fatigués et déçus. La réponse à votre douleur réside dans un mode de vie très simple. Vous sentir vraiment connectés à la Terre et vivre en harmonie avec la Nature, jouir des plaisirs humains simples, de l'amour entre un homme et une femme, avoir des liens d'amitié avec des êtres en affinité avec vous, et vivre en paix avec votre entourage et la Nature, telles sont les promesses de la nouvelle Terre.

Au cours de ma vie sur Terre, j'ai fait l'expérience en profondeur de la blessure féminine. J'étais une amie proche de Jeshua. J'ai pu ressentir sa force et sa sagesse, mais aussi ses peines et ses doutes. Il y avait entre nous une compréhension intime mutuelle. Et j'ai éprouvé une profonde douleur, un profond chagrin lorsqu'il a dû partir, lorsqu'il a été tué. Souvent, lorsqu'il parlait, je pouvais ressentir ses paroles non seulement dans ma tête, mais aussi dans mon corps tout entier. Je n'aimais pas argumenter autour de ses paroles, de ses messages. J'étais donc assez différente de ses autres disciples. Parfois, ils se moquaient de moi. Parfois, je me sentais très seule. J'étais considérée comme une femme «libre», non-conventionnelle. Je suis vraiment très heureuse de voir que maintenant, les femmes libres sont de nouveau les bienvenues dans ce monde !

Beaucoup de choses ont changé depuis l'époque de Jeshua et je vous dis que ces femmes libres seront les guides du nouveau monde. Je vous invite toutes à vous affirmer dans votre vraie puissance.

Dans le passé, lorsque les femmes étaient sauvages, libres et passionnées, elles étaient souvent qualifiées d'hystériques. Au Moyen-âge, elles étaient appelées sorcières. En réalité, ces femmes – j'ai été l'une d'elles - étaient mues par l'amour.

À présent, il est temps que les femmes montrent à nouveau leur vraie puissance, non pas de manière agressive mais de façon à réconcilier le masculin et le féminin.

Octobre 2011, Espéraza (Aude, France)

© Pamela Kribbe 2012
Traduit de l'anglais par Chri
stelle Schoettel

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